samedi 25 avril 2026

Et vous recevrez le don du Saint Esprit (Actes 2,14-41)


 

Actes 2

14 Alors s'éleva la voix de Pierre, qui était là avec les Onze; il s'exprima en ces termes: «Hommes de Judée, et vous tous qui résidez à Jérusalem, comprenez bien ce qui se passe et prêtez l'oreille à mes paroles.

 15 Non, ces gens n'ont pas bu comme vous le supposez: nous ne sommes en effet qu'à neuf heures du matin;

 16 mais ici se réalise cette parole du prophète Joël:

 17 Alors, dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair, vos fils et vos filles seront prophètes, vos jeunes gens auront des visions, vos vieillards auront des songes;

 18 oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes en ces jours-là je répandrai de mon Esprit et ils seront prophètes.

 19 Je ferai des prodiges là-haut dans le ciel et des signes ici-bas sur la terre, du sang, du feu et une colonne de fumée.

 20 Le soleil se changera en ténèbres et la lune en sang avant que vienne le jour du Seigneur, grand et glorieux.

 21 Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.

 22 «Israélites, écoutez mes paroles: Jésus le Nazôréen, homme que Dieu avait accrédité auprès de vous en opérant par lui des miracles, des prodiges et des signes au milieu de vous, comme vous le savez,

 23 cet homme, selon le plan bien arrêté par Dieu dans sa prescience, vous l'avez livré et supprimé en le faisant crucifier par la main des impies;

 24 mais Dieu l'a ressuscité en le délivrant des douleurs de la mort, car il n'était pas possible que la mort le retienne en son pouvoir.

 25 David en effet dit de lui: Je voyais constamment le Seigneur devant moi, car il est à ma droite pour que je ne sois pas ébranlé.

 26 Aussi mon coeur était-il dans la joie et ma langue a chanté d'allégresse. Bien mieux, ma chair reposera dans l'espérance,

 27 car tu n'abandonneras pas ma vie au séjour des morts et tu ne laisseras pas ton saint connaître la décomposition.

 28 Tu m'as montré les chemins de la vie, tu me rempliras de joie par ta présence.

 29 «Frères, il est permis de vous le dire avec assurance: le patriarche David est mort, il a été enseveli, son tombeau se trouve encore aujourd'hui chez nous.

 30 Mais il était prophète et savait que Dieu lui avait juré par serment de faire asseoir sur son trône quelqu'un de sa descendance, issu de ses reins;

 31 il a donc vu d'avance la résurrection du Christ, et c'est à son propos qu'il a dit: Il n'a pas été abandonné au séjour des morts et sa chair n'a pas connu la décomposition.

 32 Ce Jésus, Dieu l'a ressuscité, nous tous en sommes témoins.

 33 Exalté par la droite de Dieu, il a donc reçu du Père l'Esprit Saint promis et il l'a répandu, comme vous le voyez et l'entendez.

 34 David, qui n'est certes pas monté au ciel, a pourtant dit: Le Seigneur a dit à mon Seigneur: assieds-toi à ma droite

 35 jusqu'à ce que j'aie fait de tes adversaires un escabeau sous tes pieds.

 36 «Que toute la maison d'Israël le sache donc avec certitude: Dieu l'a fait et Seigneur et Christ, ce Jésus que vous, vous aviez crucifié.»

 37 Le coeur bouleversé d'entendre ces paroles, ils demandèrent à Pierre et aux autres apôtres: «Que ferons-nous, frères?»

 38 Pierre leur répondit: «Convertissez-vous: que chacun de vous reçoive le baptême au nom de Jésus Christ pour le pardon de ses péchés, et vous recevrez le don du Saint Esprit.

 39 Car c'est à vous qu'est destinée la promesse, et à vos enfants ainsi qu'à tous ceux qui sont au loin, aussi nombreux que le Seigneur notre Dieu les appellera.»

 40 Par bien d'autres paroles Pierre rendait témoignage et les encourageait: «Sauvez-vous, disait-il, de cette génération dévoyée.»

 41 Ceux qui accueillirent sa parole reçurent le baptême, et il y eut environ trois mille personnes ce jour-là qui se joignirent à eux.

Prédication :

            C’est un grand texte que le discours de Pierre, premier discours public, première prise de parole, après les événements qui viennent clore l’Évangile de Luc. Cet homme, Pierre, fut témoin oculaire de bien des événements. Mais Pierre deviendra-t-il serviteur de la parole ?

            C’est toute l’ambition de l’Évangile de Luc, énoncée dans ses premiers versets : que le témoin oculaire devienne serviteur de la parole. Et là, maintenant, Pierre parle. Les circonstances exigent qu’il parle.

            Il est important, pour nous, de bien repérer à qui il parle. Car on n’est pas serviteur de la parole comme ça dans l’absolu, en répandant à tout vent la confession de foi de son Eglise… Il y a des circonstances, et il y a des interlocuteurs. Là où nous lisons, c’est un Juif qui parle à d’autres juifs. C’est à Jérusalem que ça se passe et cette ville est peuplée de gens pieux et pratiquants, qui ont une connaissance certaine de la Torah, et des Prophètes. Ces gens peuvent être là parce que c’est l’une des fêtes importantes de leur année religieuse. Ils peuvent même résider là toute l’année, cela se faisait, à l’époque déjà, de vouloir se tenir ainsi tout le temps auprès du lieu saint. A ces auditeurs particuliers, il faut un discours particulier. La parole de Dieu ne peut pas être entendue par un être humain si elle lui est adressée dans un langage qu’il ne comprend pas.

            Elle ne peut pas non plus être entendue par lui s’il ne la cherche pas. Quelque chose étonne, trouble ou déroute, et vient la question : qu’est-ce que c’est ? L’étonnement est là : des Galiléens, c’est à dire des péquenots, des ignorants, des pas grand-chose, voire des juifs de la main gauche… sont devenus polyglottes et annoncent à chacun, dans l’idiome qui est le sien, les merveilles de Dieu. Qu’est-ce que c’est donc ?

            Dans ces circonstances-là, et à ces gens-là tout à fait étonnés, Pierre parle dans un langage approprié.

 

            Premier point. C’est un rappel de quelques vérités de foi, nous dirions un rappel de catéchisme. Une vérité de foi, c’est d’abord un patrimoine commun. Rappel : le Dieu dont vous êtes adorateurs et celui des promesses du livre du prophète Joël, c’est le même Dieu qui est Dieu vivant, hier, aujourd’hui, demain. Ce Dieu n’est pas objet seulement de pieuse adoration bien réglée, mais énonciateur vivant de promesses vivantes. Les derniers temps, ce peut donc être maintenant. Ce Dieu choisit qui il veut pour accomplir ce qu’il veut. Cet ensemble de vérités de foi peut bien être connu sans être vécu. Pierre le rappelle d’abord seulement.

            Second point. Rappel d’événements récents. Jésus le Nazoréen était incontestablement l’un de ceux par qui Dieu se manifeste et parle aux humains, signes et miracles l’attestent. Mais les humains sont bien libres toujours de préférer que Dieu ne se manifeste pas. Un serviteur de Dieu, ça peut s’éliminer. Il n’est pas du tout impensable que, parmi les spectateurs de la Pentecôte, il y ait quelques vociférateurs du Vendredi Saint. Tout cela, ce sont des événements récents.

Et Pierre d’ailleurs n’y va pas à moitié, il les désigne tous, tous dans le même sac : vous l’avez livré et supprimé. Comme si, lorsqu’elle est adressée à un être humain, quel qu’il soit, et même à un futur prophète, la parole de Dieu essuyait toujours d’abord un refus.

            Le rappel d’événements récents, venant après le rappel des vérités de foi, place ces vérités au centre de l’actualité.

            Troisième point, au centre de l’actualité donc, mais aussi en tant que vérité de foi, c’est l’obstination de Dieu, la foi de Dieu, sa vitalité plus grande que la morbidité des temps. Pierre s’adresse à des hommes pieux, et les Psaumes sont chantés par ces hommes pieux. Toujours, dit Dieu à son serviteur David, toujours, chantent ces hommes, toujours il y aura parmi tes descendants un digne serviteur de Dieu. Et la chair de ta chair, dit Dieu à David, la chair du serviteur de Dieu, sa parole et ses actes, ne peuvent être effacés, ne peuvent voir la corruption. Et ainsi le toujours chanté par les Psaumes devient le maintenant de l’actualité. On s’approche du point essentiel.

Quatrième point, et point essentiel du discours de Pierre, toujours s’appuyant sur les Psaumes, mais aussi sur les vérités de foi, et encore sur l’actualité, Jésus a été ramené de la mort à la vie. L’obstination de Dieu est une obstination concrète, signalée par des événements, et attestée par des témoins. C’est le point essentiel du discours de Pierre, le point qui est l’acte de foi de Pierre, et qui est attesté par le témoignage de Pierre. Aussi vrai que je vis, dit Pierre, Jésus est vivant ! C’est la substance même de tout énoncé de foi possible, être porté par la vie de quelqu’un. Si le discours de Pierre a une valeur de vérité, c’est bien à cet instant.

Mais, rappelons-le, cette valeur serait totalement inaudible si elle n’était pas elle-même présentée dans des circonstances appropriées, et dans un langage compréhensible. Pierre parla ainsi et nous aurons à parler autrement, en un autre temps, et à d’autres gens.

 

Compréhensible, le discours de Pierre l’était assurément pour ses interlocuteurs. Mais fut-il reçu ? Le récit des Actes nous présente cette situation idyllique, un prédicateur qui trouve du premier coup le ton le plus juste, et une assistance réceptive massivement. Et vous m’en mettrez 3000 ! Hum… Nous nous réjouissons. C’est parfois sur de la bonne terre qu’on sème. Et des gens sont touchés, parfois, et des gens se décident, parfois. Pourquoi ? Nous ne le savons pas. Nous n’avons pas à le savoir. L’élément décisif du discours de Pierre, c'est-à-dire l’engagement de Pierre, exprime pour quelques-uns de ses auditeurs un engagement possible, un changement possible. Mais pourquoi se décident-ils ? Pourquoi passent-ils du refus à l’invocation ? Du non au oui ? Nous ne le savons pas. Nous ne pouvons qu’accompagner ce oui.

Dans le récit des Actes, ce oui est accompagné par un rituel, on baptise au nom du Christ, attestation de l’obstination de Dieu, du oui plus fort que le non.

 

Et soudain, le doute nous prend. Ces gens étaient pieux. Et c’est un nouveau geste de piété qu’on leur propose. Une piété va-t-elle se substituer à une autre ? La vitalité de Dieu va-t-elle être cimentée dans une piété, dans une incantation nouvelles ? La génération de Christ sera-t-elle une génération tordue comme purent l’être toutes les autres générations avant elle ? Fera-t-elle de son rituel propre, de sa foi propre un massif inerte et pesant ? Sera-t-elle complice des pouvoirs ? Mettra-t-elle à mort ceux que le Seigneur enverra ?

Ne répondez surtout pas non. Vous savez de quoi l’histoire est faite. Répondez sincèrement oui, la génération de Christ ne sera pas meilleure que les autres. Répondez oui, et ajoutez : et alors ? Pas d’avantage que les autres elle n’épuisera la grandeur de Dieu ni ne fatiguera sa bonté.

 

…et vous recevrez le don du Saint Esprit, conclut Pierre. Dieu appelle, Dieu appellera. Pentecôte donc, hier, demain, et aujourd’hui. De l’étonnement, aujourd’hui et demain. Et des humains prêts à répondre, et par leurs paroles, et par leur vie seront serviteurs de la parole. Amen

            C’est un grand texte que le discours de Pierre, premier discours public, première prise de parole, après les événements qui viennent clore l’Evangile de Luc. Cet homme, Pierre, fut témoin oculaire de bien des événements. Mais deviendra-t-il serviteur de la parole ? C’est toute l’ambition de l’Evangile de Luc, énoncée dans ses premiers versets : que le témoin oculaire devienne serviteur de la parole. Et là, maintenant, il parle. Les circonstances exigent qu’il parle.

            Il est important, pour nous, de bien repérer à qui il parle. Car on n’est pas serviteur de la parole comme ça dans l’absolu, en répandant à tout vent la confession de foi de son Eglise… Il y a des circonstances, et il y a des interlocuteurs. Là où nous lisons, c’est un Juif qui parle à d’autres juifs. C’est à Jérusalem que ça se passe et cette ville est peuplée de gens pieux et pratiquants, qui ont une connaissance certaine de la Torah, et des Prophètes. Ces gens peuvent être là parce que c’est l’une des fêtes importantes de leur année religieuse. Ils peuvent même résider là toute l’année, cela se faisait, à l’époque déjà, de vouloir se tenir ainsi tout le temps auprès du lieu saint. A ces auditeurs particuliers, il faut un discours particulier. La parole de Dieu ne peut pas être entendue par un être humain si elle lui est adressée dans un langage qu’il ne comprend pas.

            Elle ne peut pas non plus être entendue par lui s’il ne la cherche pas. Quelque chose étonne, trouble ou déroute, et vient la question : qu’est-ce que c’est ? L’étonnement est là : des Galiléens, c’est à dire des péquenots, des ignorants, des pas grand-chose, voire des juifs de la main gauche… sont devenus polyglottes et annoncent à chacun, dans l’idiome qui est le sien, les merveilles de Dieu. Qu’est-ce que c’est donc ?

            Dans ces circonstances-là, et à ces gens-là tout à fait étonnés, Pierre parle dans un langage approprié.

 

            Premier point. C’est un rappel de quelques vérités de foi, nous dirions un rappel de catéchisme. Une vérité de foi, c’est d’abord un patrimoine commun. Rappel : le Dieu dont vous êtes adorateurs et celui des promesses du livre du prophète Joël, c’est le même Dieu qui est Dieu vivant, hier, aujourd’hui, demain. Ce Dieu n’est pas objet seulement de pieuse adoration bien réglée, mais énonciateur vivant de promesses vivantes. Les derniers temps, ce peut donc être maintenant. Ce Dieu choisit qui il veut pour accomplir ce qu’il veut. Cet ensemble de vérités de foi peut bien être connu sans être vécu. Pierre le rappelle d’abord seulement.

            Second point. Rappel d’événements récents. Jésus le Nazoréen était incontestablement l’un de ceux par qui Dieu se manifeste et parle aux humains, signes et miracles l’attestent. Mais les humains sont bien libres toujours de préférer que Dieu ne se manifeste pas. Un serviteur de Dieu, ça peut s’éliminer. Il n’est pas du tout impensable que, parmi les spectateurs de la Pentecôte, il y ait quelques vociférateurs du Vendredi Saint. Tout cela, ce sont des événements récents.

Et Pierre d’ailleurs n’y va pas à moitié, il les désigne tous, tous dans le même sac : vous l’avez livré et supprimé. Comme si, lorsqu’elle est adressée à un être humain, quel qu’il soit, et même à un futur prophète, la parole de Dieu essuyait toujours d’abord un refus.

            Le rappel d’événements récents, venant après le rappel des vérités de foi, place ces vérités au centre de l’actualité.

            Troisième point, au centre de l’actualité donc, mais aussi en tant que vérité de foi, c’est l’obstination de Dieu, la foi de Dieu, sa vitalité plus grande que la morbidité des temps. Pierre s’adresse à des hommes pieux, et les Psaumes sont chantés par ces hommes pieux. Toujours, dit Dieu à son serviteur David, toujours, chantent ces hommes, toujours il y aura parmi tes descendants un digne serviteur de Dieu. Et la chair de ta chair, dit Dieu à David, la chair du serviteur de Dieu, sa parole et ses actes, ne peuvent être effacés, ne peuvent voir la corruption. Et ainsi le toujours chanté par les Psaumes devient le maintenant de l’actualité. On s’approche du point essentiel.

Quatrième point, et point essentiel du discours de Pierre, toujours s’appuyant sur les Psaumes, mais aussi sur les vérités de foi, et encore sur l’actualité, Jésus a été ramené de la mort à la vie. L’obstination de Dieu est une obstination concrète, signalée par des événements, et attestée par des témoins. C’est le point essentiel du discours de Pierre, le point qui est l’acte de foi de Pierre, et qui est attesté par le témoignage de Pierre. Aussi vrai que je vis, dit Pierre, Jésus est vivant ! C’est la substance même de tout énoncé de foi possible, être porté par la vie de quelqu’un. Si le discours de Pierre a une valeur de vérité, c’est bien à cet instant.

Mais, rappelons-le, cette valeur serait totalement inaudible si elle n’était pas elle-même présentée dans des circonstances appropriées, et dans un langage compréhensible. Pierre parla ainsi et nous aurons à parler autrement, en un autre temps, et à d’autres gens.

 

Compréhensible, le discours de Pierre l’était assurément pour ses interlocuteurs. Mais fut-il reçu ? Le récit des Actes nous présente cette situation idyllique, un prédicateur qui trouve du premier coup le ton le plus juste, et une assistance réceptive massivement. Et vous m’en mettrez 3000 ! Hum… Nous nous réjouissons. C’est parfois sur de la bonne terre qu’on sème. Et des gens sont touchés, parfois, et des gens se décident, parfois. Pourquoi ? Nous ne le savons pas. Nous n’avons pas à le savoir. L’élément décisif du discours de Pierre, c'est-à-dire l’engagement de Pierre, exprime pour quelques-uns de ses auditeurs un engagement possible, un changement possible. Mais pourquoi se décident-ils ? Pourquoi passent-ils du refus à l’invocation ? Du non au oui ? Nous ne le savons pas. Nous ne pouvons qu’accompagner ce oui.

Dans le récit des Actes, ce oui est accompagné par un rituel, on baptise au nom du Christ, attestation de l’obstination de Dieu, du oui plus fort que le non.

 

Et soudain, le doute nous prend. Ces gens étaient pieux. Et c’est un nouveau geste de piété qu’on leur propose. Une piété va-t-elle se substituer à une autre ? La vitalité de Dieu va-t-elle être cimentée dans une piété, dans une incantation nouvelles ? La génération de Christ sera-t-elle une génération tordue comme purent l’être toutes les autres générations avant elle ? Fera-t-elle de son rituel propre, de sa foi propre un massif inerte et pesant ? Sera-t-elle complice des pouvoirs ? Mettra-t-elle à mort ceux que le Seigneur enverra ?

Ne répondez surtout pas non. Vous savez de quoi l’histoire est faite. Répondez sincèrement oui, la génération de Christ ne sera pas meilleure que les autres. Répondez oui, et ajoutez : et alors ? Pas d’avantage que les autres elle n’épuisera la grandeur de Dieu ni ne fatiguera sa bonté.

 

…et vous recevrez le don du Saint Esprit, conclut Pierre. Dieu a appelé, Dieu appelle, Dieu appellera. Pentecôte donc, hier, demain, et aujourd’hui. De l’étonnement, aujourd’hui et demain. Et des humains prêts à répondre, et par leurs paroles, et par leur vie seront serviteurs de la parole. Amen